Déclaration intersyndicale Aube 26 janvier

jeudi 21 janvier 2021
par  Sud Education CA


Déclaration intersyndicale Aube SUD éducation, CGT éduc’action, FSU pour la grève du 26 janvier.

L’épidémie de la covid 19 a fait la preuve de façon criante du manque de moyens dénoncé depuis des années dans l’Éducation nationale. Dans plusieurs lycées du département, les lycéen-nes ont cours à mi-temps et, faute de moyens humains et matériels, sont privés d’une partie de l’instruction à laquelle ils ont droit. Dans les collèges, les conditions sanitaires et pédagogiques ne sont pas garanties avec des classes à 30 et parfois plus. Dans le primaire, le manque d’enseignant-es, titulaires ou remplaçant-es, met les écoles en difficulté jusqu’à 20 classes non remplacées par jour. Ce constat est le même dans tous les services (administratifs, infirmiers, assistant-es sociales etc.), il y a pénurie de personnels partout !

Loin de répondre aux revendications, le ministre se moque des personnels !

Les mobilisations spontanées de novembre ont permis d’obtenir quelques moyens provisoires et précaires, ainsi 15 contractuel-les dans les écoles, c’est insuffisant et cela accroît la précarité des personnels. En réalité le budget 2021 valide encore de nouvelles suppressions d’emplois : dans l’Académie de REIMS, ce sont 84 postes supprimés et remplacés pour 35 d’entre eux par des HSA. Les effectifs vont gonfler et on en demande toujours plus aux enseignant-es. Pour le 1er degré dans l’Aube, ce seront encore - 8 postes pour seulement 600 élèves en moins (soit 2 élèves par école en moins en moyenne).
Le rectorat supprime également 10 personnels de laboratoire et 7 personnels administratifs alors que ces services sont déjà saturés. Aucune annonce de la région concernant les agent-es pour leurs missions d’entretien en pleine pandémie, au contraire ils sont moins nombreux-se.
Le ministre ignore l’importante mobilisation des personnels de vie scolaire du 1er décembre et du 19 janvier où les AED demandaient de meilleures conditions de travail, le respect de leurs missions, un meilleur statut et une meilleure rémunération. Ce mépris est insupportable, ces personnels sont plus que jamais sollicités.
Les AESH sont traité-es avec le même mépris, ils et elles sont les dernièr-es équipé-es en matériel de protection. Les PIAL ont renforcé la précarisation de ceux-ci et celles-ci.

Des miettes, loin de constituer une revalorisation, sont jetées avec mépris :

  • Une prime d’équipement famélique de 150 € par an qui exclut une partie des personnels ;
  • Une faible prime d’attractivité dégressive qui propose 100 € par mois au 2e échelon pour atteindre seulement 35 € au 7e échelon et plus rien ensuite, excluant ainsi 2/3 des personnels ;
  • Et seulement 1 % d’augmentation du taux de promotion à la hors classe.
  • En 1981, un-e enseignant-e niveau licence en début de carrière percevait 2 SMIC, en 2020, niveau Master 2, il ne touche plus que 1,2 SMIC. Le ministre utilise la situation sanitaire et le « Grenelle » pour attaquer les statuts, la liberté pédagogique et individualiser davantage les carrières :
  • Formations en constellation pour le 1er degré ; formations pendant les congés scolaires ;
  • Généralisation d’un " management " par les RH de proximité ;
  • Projet de loi Rilhac sur la direction d’école ;
  • Recours accru aux contractuel-les.

Personnels de l’Éducation Nationale, exigeons ensemble la satisfaction des revendications :

  • Création rapide et massive des postes statutaires à hauteur des besoins ;
  • Hausse immédiate des salaires sans contrepartie pour un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000, dégel de la valeur du point d’indice, intégration des primes et indemnités dans le salaire ;
  • Reconnaissance d’un réel statut avec un vrai salaire pour les AESH et les AED ;
  • Abrogation de toutes les contre-réformes destructrices et rétablissement d’un baccalauréat national avec des épreuves terminales anonymes et ponctuelles ;
  • La défense des statuts de tous les personnels, et le non-transfert des personnels de santé scolaire aux départements.
  • Pour les lycées professionnels, cessons le démantèlement du LP. Exigeons le retour des enseignements disciplinaires et la suppression du chef-d’œuvre.

Rendez-vous :
à 14h devant la préfecture de Troyes pour le départ du cortège.

à 16h Contre-Grenelle devant l’Hôtel de ville de Troyes

Déclaration intersyndicale Aube 26 janvier

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