17 mai : contre toutes les formes de LGBTQIphobies, il faut agir !

vendredi 15 mai 2020
par  Sud Education CA

Malgré ce que laisse entendre le gouvernement en ce moment, l’Education nationale n’est pas une garderie. Le système scolaire est un lieu de socialisation important. Une des tâches fondamentales du service public d’éducation est de garantir l’égalité des usagères et usagers et des personnels quelles que soient leurs identités de genre et leurs orientations sexuelles.
Le 17 mai, journée internationale de lutte contre les LGBTQIphobies est l’occasion de rappeler que le combat contre les discriminations et les inégalités liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre est d’une actualité criante. Cela nécessite davantage de moyens matériels, de temps spécifiques et de formation des personnels. C’est-à-dire l’exacte inverse du projet du gouvernement actuel.

Les violences LGBTQIphobes perdurent, l’institution ignore

Alors que les violences intra-familiales ont augmenté pendant le confinement, le Défenseur des droits a publié le 24 avril dernier une synthèse réalisée à partir de l’enquête « Violence et rapport de genre » de l’Ined. Les résultats sont éloquents : les filles lesbiennes et bisexuelles sont beaucoup plus souvent confrontées aux violences psychologiques, physiques et sexuelles au sein de la famille.

Ces violences ont aussi lieu à l’école comme dans toutes les sphères de la société. Élèves comme personnels LGBTQI sont victimes d’injustices, de violences et de discriminations. La banalisation des insultes et des comportements LGBTQIphobes perdurent. En 2019, le ministère a lancé en grande pompe une campagne « Lutter contre l’homophobie et la transphobie à l’école ». Cette campagne n’a pas été accompagnée de moyens, de temps supplémentaires et de formations des personnels consacrés à la lutte contre les LGBTQIphobies. Elle s’apparente donc bien plus à un effet d’annonce qu’à une réelle prise en compte des personnes LGBTQI et du continuum de violences qu’elles subissent : de l’invisibilisation aux agressions. La lutte contre les LGBTQIphobies est urgente : elle nécessite des mesures concrètes.

Face aux LGBTQIphobies, réagissons !

- Intervenir dans la conversation, reprendre les blagues déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTQIphobe s’installer sur le lieu de travail. S’identifier comme allié-e ou personne concernée est une marque de soutien psychologique importante pour un-e collègue LGBTQI victime de discrimination.

- Prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.

- Inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.

- Rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.

- Rappeler la loi qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.
Pour lutter contre les LGBQTIphobies à l’école, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

La ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative, dans les enseignements et dans les projets.

L’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mettent sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre.

La mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.

Le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans.

Une formation initiale et continue sur les problématiques de genre pour toutes les autres catégories de personnel.

Tract 17 mai

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