Violences sur les enfants dans le scolaire et dans le périscolaire, les institutions doivent prendre leurs responsabilités
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Depuis plusieurs mois, des révélations de violences sexuelles sur des enfants éclatent dans le périscolaire et dans les établissements scolaires. Depuis début 2026, plus de 70 animateur·trices du périscolaire parisien ont été suspendu·es dont plus d’une trentaine pour des violences sexuelles. Suite à la première médiatisation de ces violences en avril 2025, plus d’une centaine d’enquêtes ont été ouvertes et des signalements partout en France ont été faits. Ces révélations font suite également aux déclarations de violences physiques, morales, et sexuelles dans es établissements scolaires privés et publics. Ces affaires illustrent l’ampleur des violences pédocriminelles. Ces dernières s’inscrivent dans un système de discriminations sexistes et enfantistes, dévoilant une culture du viol qui inonde la société et qui n’épargne pas l’école et le périscolaire.
Pour SUD Collectivités Territoriales et SUD éducation, il est important de rappeler que les enfants sont, avec les femmes, les premières victimes des violences sexuelles. Une fille sur cinq et un garçon sur treize sont concerné·es. La plupart des enfants victimes connaissent leurs agresseurs, qui sont des adultes ayant une autorité sur elles et eux. Dans nos secteurs, lorsque les enfants parlent et que les parents dénoncent, elles et ils se heurtent trop souvent au silence complice des administrations qui ne protègent pas les victimes et qui refusent de sanctionner véritablement les agresseurs. Dans le périscolaire plusieurs signalements avaient été faits sans que les personnels ou les hiérarchies ne réagissent. Dans les établissements scolaires, les victimes ne sont souvent pas crues, les informations préoccupantes et les signalements via l’article 40 ne sont souvent pas réalisés, et les agresseurs ne sont pas suspendus.
Cette période politique de visibilisation des violences notamment sexuelles sur mineur·es met en lumière le déni d’institutions, qui refusent encore de reconnaître et de prendre leurs responsabilités. Par ailleurs, les administrations sont souvent à court de moyens pour protéger les enfants. Les personnels sont recrutés extrêmement rapidement, en statut précaire et mal payés, générant du turn over, en nombre insuffisant, leurs antécédents judiciaires ne sont pas toujours correctement vérifiés et elles et ils ne sont pas ou peu formé·es sur les droits des enfants, leur sécurité affective, physique et psychique, sur les violences sous toutes leurs formes et notamment sexistes et sexuelles, ni sur leur signalement.
SUD Collectivités Territoriales et SUD éducation demandent aux administrations de mettre tous les moyens nécessaires pour faire appliquer le cadre légal de protection des mineur·es et notamment des victimes de violences sexuelles. Nos organisations revendiquent également la formation de tou·tes les agent·es et la création d’une véritable cellule de veille qui puissent accueillir les témoignages le plus rapidement possible et protéger les enfants ainsi que les personnels de ces violences.
