Faire payer les retraité·es, c’est s’attaquer aux droits de toutes et tous ! Le 6 novembre, ensemble contre ce budget d’austérité !
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Suite à l’annonce de la “suspension” de l’application de la réforme des retraites de 2023 par le Premier ministre, le gouvernement vient de préciser ses intentions en publiant la lettre rectificative au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Les modalités de cette “suspension” relèvent de l’imposture et renforcent les inégalités et l’injustice sociale.
Cette suspension consistera en réalité à décaler l’application de la réforme, c’est-à-dire à un report de 3 mois de l’âge d’ouverture des droits pour les générations nées entre 1964 et 1968. Les générations 1964 et 1965 bénéficieraient, elles, d’un report du nombre de trimestres requis. Si le gouvernement a dû faire ce léger recul, c’est sous la pression du monde du travail depuis 2 ans. SUD éducation appelle les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à poursuivre la mobilisation pour gagner l’abrogation pure et simple de la réforme des retraites et arracher une retraite à 60 ans avec 37,5 années de cotisation.
Mais la provocation ultime, c’est que le gouvernement entend faire payer aux retraité·es actuel·les le “coût” de ce décalage, en désindexant davantage le montant des pensions sur l’inflation (- 0,9% jusqu’en 2030) mais aussi à travers une augmentation des cotisations des organismes de complémentaires assurance-maladie.
Ces mesures sont inacceptables pour les retraité·es qui vont perdre des centaines d’euros de revenus, devoir payer le doublement des franchises médicales, devenir imposables et voir reculer les services publics.
C’est dans ce contexte que l’ensemble des organisations syndicales de retraité·es appellent à se mobiliser le 6 novembre prochain pour défendre un régime général des retraites et une sécurité sociale qui répondent aux besoins de la population en termes de niveau de retraite et de prise en charge de la maladie. Pour financer cela, il faut faire payer les plus riches et taxer les entreprises qui bénéficient d’exonérations de cotisations sociales, d’aides publiques, de niches fiscales… Ces exonérations représentent une dépense publique qui s’élève à près de 270 milliards par an alors que la sécurité sociale est en danger et qu’il manque des milliards dans les services publics et pour les agent·es.
S’attaquer aux retraité·es d’aujourd’hui, c’est s’attaquer à tou·tes les salarié·es. La mobilisation des retraité·es du 6 novembre pour exiger un budget 2026 de rupture, répondant aux besoins du monde du travail, des retraité·es, des privé·es d’emploi et des précaires, c’est aussi la nôtre.
SUD éducation appelle à faire converger nos revendications et rejoindre les rassemblements et mobilisations du 6 novembre partout sur le territoire. Ensemble, pas d’économies sur nos retraites, pas d’économies sur nos vies !
